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Le 1er octobre 1840, le Chemin de fer de Saint-Ghislain mit en service le tronçon Warquignies – Dour pour l’acheminement du charbon. Reprise par l’Etat en 1871, la ligne (future ligne 98) a été prolongée de Dour à Quiévrain via Elouges et ouverte aux trains de voyageurs le 1er avril 1873. La halte de Boussu-Bois, jadis située au croisement de la route entre Boussu et Dour, fut dotée, entre 1873 et 1874, d’un petit bâtiment fonctionnel pour les voyageurs et les cheminots. Le trafic a cessé en 1962. Le bâtiment a été rasé. L’ancienne maisonnette du garde-barrière rappelle le temps passé…
Synthèse
- Boussu-Bois était une halte ferroviaire de la ligne 98, ouverte aux voyageurs en 1873 après le prolongement de la ligne venant de Warquignies et Dour. Située près des charbonnages « Vedette » et « Saint-Antoine », elle servait principalement aux mineurs et au transport des marchandises locales grâce à plusieurs raccordements industriels.
- Le trafic voyageurs fut supprimé en 1961, tandis que le trafic marchandises subsista jusqu’en 1992 avec l’exploitation des schistes du terril Saint-Antoine. Aujourd’hui, l’ancienne ligne ferroviaire est devenue un RAVeL et seuls quelques vestiges, comme la maisonnette de garde-barrière et des barrières en béton, rappellent le passé ferroviaire du site.
La grande histoire
Le 1er octobre 1840, le Chemin de fer de Saint-Ghislain mit en service le tronçon Warquignies – Dour pour l’acheminement du charbon. Reprise par l’Etat en 1871, la ligne (future ligne 98) a été prolongée de Dour à Quiévrain via Elouges et ouverte aux trains de voyageurs le 1er avril 1873. Boussu-Bois a été doté, entre 1873 et 1874, d’une halte située au croisement de la route Boussu-Dour. Elle était équipée d’un petit bâtiment fonctionnel, sans étage, comprenant un bureau des recettes, une salle d’attente et le block 16 qui commandait le passage à niveau. C’était le point de passage des nombreux mineurs venant travailler aux charbonnages « Vedette » et « Saint-Antoine ».
Pour le trafic local des marchandises, la gare de Boussu-Bois disposait d’une voie de transbordement avec le raccordement à la ligne vicinale Boussu – Fayt- le- Franc et d’une voie avec rampe de chargement qui a été utilisée successivement par les entreprises Delbart et Adhémar Lorfèvre Cantigneaux jusqu’en 1958.
Le trafic voyageurs a cessé le 13 août 1961. Quant au trafic marchandises il a perduré jusqu’à la fin de l’exploitation des schistes carbonifères du terril « Saint-Antoine » en 1992.
Aujourd’hui la ligne 98 est devenue un Ravel. La maisonnette de garde barrière qui a gardé son enseigne peinte « Boussu-Bois » et quelques barrières en béton sont les seuls témoins du passé ferroviaire.



