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Voici une version plus fluide, plus concise et mieux structurée, dans le style d’un ouvrage historique.
Deux gares, deux lignes internationales
Erbisoeul présente une particularité peu commune : le village a compté deux gares situées sur deux lignes internationales distinctes.
La première, Erbisoeul-Brûlote, est ouverte le 15 novembre 1841 sur la ligne 96 reliant Bruxelles à Quiévrain et à la France. À l’origine, il ne s’agit que d’un simple point d’arrêt équipé d’un bâtiment provisoire en bois.
En 1876, un second point d’arrêt est créé quelques centaines de mètres plus au nord : Erbisoeul-Herchies, sur la ligne 90A reliant Jurbise à Saint-Ghislain, puis à Dour, Roisin et Cambrai. Cette ligne à voie unique rejoint la ligne 96 à proximité immédiate de Brûlote.
En 1883, à la demande de la commune et des industriels locaux, Erbisoeul-Brûlote est transformée en véritable halte. Un bâtiment de type « État belge » y est construit, comprenant le logement du chef de halte et les salles d’attente. Faute de place, les installations marchandises sont toutefois aménagées à Erbisoeul-Herchies.
La ligne 90A, ouverte par une compagnie privée en 1876 avant d’être reprise par l’État en 1879, conserve un caractère international jusqu’après la Première Guerre mondiale. Son profil difficile limite cependant son exploitation essentiellement au trafic voyageurs. Le point d’arrêt d’Erbisoeul-Herchies disparaît peu avant la Seconde Guerre mondiale. Durant la campagne de 1940, la ligne est encore utilisée pour acheminer des troupes françaises avant d’être démontée par l’occupant allemand en 1942-1943. Les derniers raccordements industriels subsistent jusqu’en 1963.
Aujourd’hui, il ne reste que peu de traces de cette seconde ligne : quelques remblais, l’ancienne maison du garde-barrière et celle du piqueur rappellent encore son existence. À Erbisoeul-Brûlote, le passage à niveau est remplacé par un pont en 1960, tandis que la ligne 96 est électrifiée en 1963. L’ancien bâtiment de la halte est progressivement démoli, seule une aile étant conservée jusqu’en 1985 avant d’être remplacée par les abris en béton actuels. Le point d’arrêt continue aujourd’hui à desservir la ligne Bruxelles – Mons, perpétuant près de deux siècles d’histoire ferroviaire.



