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La première gare de Soignies est mise en service en 1841 lors de l’ouverture de la ligne du Midi entre Braine-le-Comte et Mons. Rapidement devenue un important point ferroviaire, elle accompagne le développement des carrières de pierre bleue grâce à de nombreux raccordements industriels. Devenue trop exiguë, elle est remplacée en 1891 par une nouvelle gare monumentale, reconstruite presque à l’identique après les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Après avoir connu une intense activité voyageurs et marchandises, la gare est modernisée dans les années 1950 avant de perdre progressivement son trafic marchandises à partir des années 1980. Aujourd’hui, Soignies reste une gare majeure sur l’axe Bruxelles – Mons. Ses bâtiments historiques restaurés accueillent plus d’une centaine de trains de voyageurs chaque jour, témoignant de l’importance toujours actuelle de cette station.
L’histoire ferroviaire de Soignies débute avec l’arrivée de la ligne du Midi. La ville a connu trois gares successives, la première étant construite en 1841 à l’approche de l’ouverture de la ligne entre Braine-le-Comte et Mons.
Les travaux sont menés à un rythme soutenu afin de respecter le calendrier d’inauguration. Le 11 septembre 1841, les derniers rails sont posés et la station est pratiquement achevée. Le bâtiment des voyageurs, relativement modeste, est accompagné d’une imposante maison de chef de gare, ainsi que d’un château d’eau et d’une halle aux marchandises.
Dès ses débuts, la gare joue un rôle important sur la ligne. En 1850, elle devient station de perception, accueillant un important service postal. La famille royale y fait halte à plusieurs reprises, notamment en 1854 et en 1866. L’augmentation du trafic conduit rapidement à l’agrandissement des installations, complétées en 1863 par de nouveaux équipements destinés aux voyageurs et au personnel.
Les carrières et le chemin de fer
Le chemin de fer favorise considérablement le développement des carrières de pierre bleue. Dès 1847, la famille Wincqz obtient la concession d’un raccordement privé reliant ses exploitations au réseau ferroviaire. Celui-ci devient rapidement l’axe principal d’expédition des carrières sonégiennes et accueille de nombreux embranchements industriels.
Deux gares privées sont ensuite aménagées vers Neufvilles et Houdeng, tandis que le chemin de fer vicinal rejoint la gare de Soignies en 1888. Une gare de transbordement commune à la SNCB et aux chemins de fer vicinaux sera construite en 1934 avant de disparaître lors de la réalisation du pont de la route Mons-Bruxelles.
Une gare à la mesure du développement de Soignies
À la fin du XIXᵉ siècle, la première gare ne répond plus aux besoins d’une ville en pleine expansion. Les bâtiments sont devenus trop exigus et vétustes. La décision est prise de construire une nouvelle gare, dont les travaux débutent en 1889. Le nouvel édifice, inauguré le 31 juillet 1891, présente une architecture monumentale qui reflète l’importance prise par Soignies dans le réseau ferroviaire belge.
L’activité voyageurs et marchandises continue de croître durant les décennies suivantes. Si un triage et une remise à locomotives sont envisagés, ils seront finalement établis à Braine-le-Comte.
Gravement endommagée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, la gare est reconstruite presque à l’identique, mais avec une architecture simplifiée, notamment au niveau de sa toiture.
Une gare au cœur de l’économie locale
Après la guerre, Soignies retrouve rapidement son dynamisme. Les carrières et les industries locales génèrent un important trafic marchandises. Les établissements Durobor expédient leur production dans toute l’Europe, tandis que les convois de pierre quittent quotidiennement la gare vers les grands chantiers belges et étrangers.
En 1952, Soignies est équipée d’une des premières cabines de signalisation « tout relais » ACEC-Westinghouse du réseau belge. La modernisation de la ligne s’accompagne également de l’installation d’une signalisation lumineuse.
La gare constitue alors un véritable centre de communication, avec son central téléphonique, son service routier pour les colis et de vastes espaces destinés aux vélos puis aux automobiles.
À partir des années 1980, la disparition progressive du trafic marchandises entraîne la fermeture de la cour aux marchandises, transformée par la suite en parking.
Soignies aujourd’hui
Soignies demeure aujourd’hui une gare importante sur l’axe Bruxelles – Mons. Elle conserve trois voies à quai, plusieurs voies en impasse ainsi qu’un vestige de l’ancienne ligne 114 vers La Louvière.
Les bâtiments historiques ont été restaurés avec soin et témoignent toujours du riche passé ferroviaire de la ville. Plus d’une centaine de trains de voyageurs y marquent chaque jour l’arrêt, reliant notamment Bruxelles, Mons, Quévy, Quiévrain, Liège et Brussels Airport. Les trains internationaux traversent également la gare, rappelant l’importance de Soignies sur l’un des principaux axes ferroviaires de Belgique.






