La gare de Rumes

En service:30/12/1883->1963
Service voyageur:30/12/1883->16/06/1950
Service marchandise:30/12/1883->1964

Ouverte le 30 décembre 1883, la ligne 88A relie Tournai à la France via Rumes, La Glanerie, Bachy et Orchies. Dès son inauguration, Rumes et Willemeau sont dotées de véritables gares, tandis que les autres localités de la ligne ne disposent que de simples points d’arrêt.

Comme à Willemeau, la première installation de Rumes est provisoire. Elle est rapidement remplacée par une gare de type « État belge » de 1873, composée d’un corps central encadré de deux ailes à étage destinées au chef de gare et au receveur des douanes. En tant que gare-frontière, Rumes est équipée d’importantes installations marchandises, avec un faisceau de voies, des hangars et une vaste cour pavée destinée aux opérations douanières.

La Première Guerre mondiale entraîne la destruction de la gare et de ses installations. Après le conflit, un nouvel ensemble est construit et la gare retrouve son rôle de poste-frontière. Mais la Seconde Guerre mondiale marque le début de son déclin. Dès mai 1940, la liaison vers Orchies est interrompue et, en 1942, la section Rumes – Orchies est démontée par l’armée allemande pour récupérer les rails. La ligne perd définitivement son caractère international.

Après la guerre, le développement du transport routier accélère le recul du rail. Le trafic voyageurs entre Tournai et Rumes cesse le 17 juin 1950, tandis que les marchandises subsistent jusqu’en 1964. La gare est ensuite définitivement fermée et ses installations progressivement démantelées.

Aujourd’hui, les voies ont totalement disparu. Le bâtiment voyageurs, démoli en 1958, a laissé place au café « L’Étoile du Berger ». Les anciennes maisons du chef de gare et du receveur des douanes subsistent toutefois au centre de l’ancienne place de la gare. Quelques bâtiments rappellent encore le passé ferroviaire et douanier de Rumes, dernier témoin belge de cette ancienne liaison internationale vers Bachy et Orchies.