La gare de Marchienne-Zone

En service:06/11/1852->Aujourd'hui

La gare de Marchienne-Zone se trouve sur la ligne 130A, de Charleroi à Erquelinnes et à la frontière française. Elle est mise en service le 6 novembre1852 par la Compagnie du Chemin de Fer de Charleroi à la Frontière de France, avant d’être reprise par la Compagnie du Nord – Belge en 1854.
Marchienne-Zone est située au point kilométrique (PK) 4,10 entre le point d’arrêt de La Villette et le point d’arrêt de La Jambe de Bois.
L’ancienne gare de Marchienne-Zone était un bâtiment typique de la Compagnie du Nord-Belge: une construction en briques rouges, avec des encadrements et bandeaux en pierre bleue, présentant un corps central de deux niveaux, destiné au logement du chef de gare et aux bureaux. Des ailes plus basses abritant la salle d’attente, le guichet et les locaux de service complétaient le bâtiment.
Cette gare se distinguait surtout par son environnement: elle était implantée au cœur d’un important complexe ferroviaire comprenant les Ateliers de Saint-Martin, des voies de garage, des faisceaux de triage et des installations techniques. Le bâtiment voyageurs, au milieu de ces infrastructures, était relativement modeste. Aujourd’hui, ce bâtiment a disparu: il reste 2 quais et un passage sous les voies. Quelques voies de service et installations techniques d’Infrabel restent à Marchienne-Zone ainsi qu’un énorme tuyau qui amenait le gaz généré par les hauts-fourneaux pour alimenter la centrale électrique de Monceau-sur-Sambre
L’ancienne gare est devenue un point d’arrêt non géré (PANG) à accès libre.

Les Ateliers de Saint-Martin, près de la gare de Marchienne-Zone. Ces ateliers constituaient un important site ferroviaire historique du bassin de Charleroi. Ils furent créés à partir de 1855 par la Compagnie du Nord, qui exploitait alors les lignes du réseau Nord-Belge. Au départ, il s’agissait d’un dépôt avec une remise pour locomotives et un atelier d’entretien léger. Le site s’est rapidement développé pour devenir un grand atelier central de réparation de locomotives et de wagons. On y trouvait notamment une rotonde, des ateliers de montage, des forges, des magasins de pièces, une plaque tournante et un chantier de fabrication d’appareils de voie. Pendant plusieurs décennies, les ateliers de Saint-Martin ont constitué l’un des principaux employeurs industriels de la région de Charleroi, avant le déclin progressif des activités ferroviaires au XXᵉ siècle. Aujourd’hui, une grande partie des installations d’origine a disparu ou a été reconvertie.