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La S.A. des Charbonnages du Levant du Flénu est constituée le 5 octobre 1835 par messieurs Charpentier de Valenciennes et O’Delant de Mons. Ils font apport principalement de trois concessions de mines de houille : Crachet, Cache-Après et Ostennes. Malgré cette constitution en société, les concessions primitives vont évoluer indépendamment les unes des autres.
La société ne conservera que la concession de Cache-Après, cédant Crachet et Ostennes en 1856 à la S.A. de la Cossette et du Couchant du Flénu à Quaregnon. En effet, en pleine période de croissance de production, la société du Levant n’exploite que la seule concession de Cache-Après sur Cuesmes, laissant les deux autres improductives. Ces deux concessions seront revendues en 1857 et formeront la S.A. des Charbonnages de Crachet-Picquery.
Le Cache-Après sera donc la pierre fondatrice de l’histoire de la S.A. des Charbonnages du Levant de Flénu. Elle fera l’acquisition en 1843 de la concession de Belle-Victoire, en 1868 de la S.A. du Charbonnage du Haut-Flénu et en 1884 elle rachètera le Crachet-Picquery.
Les concessions de la société du Levant connaissent de nombreuses modifications qui en majorité sont causées par le principe même de l’octroi des concessions « en tiroirs ». C’est en 1918 que la société débute l’exploitation d’une nouvelle concession : l’Héribus (nom du Mont sur lequel le charbonnage fut construit). En 1920, la société exploitait 2 375 ha de concessions et le nombre d’ouvriers avoisinait 4 200. Ils extrayaient 560 000 T de charbon chaque année.
Lors de la fusion de 1932, la concession des charbonnages du Levant du Flénu s’étend sur 4 751 ha. L’exploitation s’opère alors par trois sièges situés à Cuesmes : les n°14 Sainte-Zoé, le n°17 et l’Héribus.
Confrontée à des soucis financiers, la société ferme en juillet 1939. Mais la guerre et le besoin en charbon entraîne sa reconstitution en février 1940.
À partir de 1959, la société est alors gérée par la S.A. des Charbonnages du Borinage. Les puits n°14 et n°15 sont fermés en février 1960. À cette époque, l’Héribus, qui avait été équipé des techniques plus modernes, était encore rentable : les 1 400 ouvriers y extrayaient encore 1 500 T de charbon par jour. Mais, suite à d’importants dégâts constatés aux cuvelages des puits, ce siège arrête finalement son exploitation le 2 mars 1968. C’était le dernier charbonnage du Borinage à fermer ses portes.
