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L’extraction du charbon à Noirchain est attestée dès le XVIIᵉ siècle. En décembre 1634, le seigneur du village, Gilles de Dessus-Le-Moustier, conclut un contrat avec des maîtres charbonniers pour exploiter une fosse appelée « la Petite Veine ». En 1773, une autre exploitation, celle de la veine de Mont-en-Peine, est autorisée pour trente ans.
Au 19ᵉ siècle, les différentes concessions minières du secteur sont progressivement regroupées. La concession des Charbonnages réunis de l’Agrappe s’étend notamment sous Noirchain, Ciply et Genly. À la fin du 19ᵉ siècle, le puits n° 12 de Noirchain appartient à la Compagnie des Charbonnages Belges.
Le charbonnage était relativement important pour le village : son exploitation s’étendait sur environ 300 hectares sous Noirchain, avec des travaux descendant de 55 à 550 mètres. Une voie ferrée privée permettait d’acheminer le charbon vers la gare de Frameries.
Le siège était particulièrement dangereux. Les archives locales mentionnent plusieurs coups de grisou, des venues d’eau et des accidents mortels. Parmi les accidents rapportés figurent notamment plusieurs décès en 1891 et 1893.
L’exploitation du siège de Noirchain appartient à la dernière grande période du charbonnage borain. Le siège a cessé son activité au début des années 1930 et le terril a été boisé en 1939, il est classé depuis 1991.
Le charbonnage a profondément transformé Noirchain. Pour loger les mineurs — notamment des travailleurs polonais et yougoslaves — une cité ouvrière avait été construite dans le haut de la rue d’Asquillies. Elle a finalement été démolie après 1945 en raison de son état de vétusté.
