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Les origines : Noirchain-le-Temple. Le premier élément important est le charbonnage de Noirchain-le-Temple, également appelé Mont-en-Peine. Il était constitué de deux anciennes concessions : l’une couvrait les couches de charbon situées sous le territoire et la seigneurie de Noirchain ; l’autre concernait les terres de la seigneurie du Temple et de l’ordre de Malte, à Noirchain mais également vers Frameries, Genly et Eugies.
Ces concessions sont décrites par l’historien Gustave Arnould comme remontant à des périodes très anciennes. Le 28 mars 1809, les deux charbonnages furent cédés à la Société de l’Agrappe. La cession comprenait notamment les couches Grande-Auvergies et Petite-Auvergies.
Le 19e siècle : intégration à l’Agrappe. Au 19e siècle, Noirchain fait progressivement partie d’un ensemble minier beaucoup plus vaste : les Charbonnages Réunis de l’Agrappe. Les documents administratifs du milieu du 19e siècle mentionnent encore explicitement le maintien de la concession de Noirchain-le-Temple au bénéfice de la Société de l’Agrappe. DDe Kamer
L’exploitation se modernise progressivement avec l’approfondissement des puits et l’organisation industrielle du bassin borain. Les archives de l’administration des Mines conservent notamment des documents consacrés à la mine de houille de l’Agrappe à Noirchain pour 1891-1898, ainsi que des cahiers d’avancement du puits n°12 de Noirchain datant de 1894-1897.
Le puits n°12 de Noirchain. Au début du 20e siècle, le site devient le puits n°12 Noirchain des Charbonnages Réunis de l’Agrappe. La concession, d’une superficie considérable – environ 1 704 hectares – s’étendait sur plusieurs localités : Frameries, Flénu, La Bouverie, Pâturages, Wasmes, Quaregnon, Cuesmes, Hyon, Noirchain, Ciply, Genly et Eugies.
En 1913, l’ensemble des Charbonnages Réunis de l’Agrappe, exploité par la S.A. Compagnie des Charbonnages Belges, produisait environ 451 200 tonnes de charbon et employait 3 858 personnes. Le puits de Noirchain faisait partie des sièges actifs de cette importante compagnie.
La fermeture. Le charbonnage de Noirchain a finalement cessé son activité en 1939. Après la fermeture, les installations minières ont progressivement disparu. Le principal témoignage matériel aujourd’hui est le terril de Noirchain, situé au lieu-dit « Coron de la Fosse ». Il est aujourd’hui boisé et a été classé en 1991. Des vestiges liés à l’ancien site minier subsistent également, notamment des éléments de murs et des traces des installations de puits.
