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Dans la seconde moitié du XIXe siècle, divers sondages avaient révélé la richesse du terrain houiller dans cette région mais les difficultés résultant de l’existence d’épaisses couches de morts-terrains de nature aquifère avaient fait longtemps hésiter les entrepreneurs. L’invention de la méthode de congélation, et son application lors du processus de creusement, devait remédier à cette difficulté. Ceci explique que la mise en exploitation de cette partie du bassin ait été plus tardive.
La S.A. des Charbonnages d’Hensies-Pommerœul, constituée le 11 octobre 1912, exploitait les concessions d’Hensies-Pommerœul et du Nord de Quiévrain octroyées respectivement le 30 janvier 1875 et le 24 mai 1881.
Le 4 juillet 1907 est constituée la S.A. des Concessions houillères du Nord de Quiévrain et d’Hensies-Pommerœul. La Société de Recherches du Nord de Quiévrain, représentée par Émile Jacqmain, fait apport de la concession du Nord de Quiévrain accordée par arrêté royal du 24 mai 1881 ; la S. A. des Charbonnages du Nord de Flénu apporte la concession d’Hensies-Pommerœul achetée en mars 1875.
Cette nouvelle société a pour objet la poursuite des recherches de gisements houillers existants sur les territoires des concessions du Nord de Quiévrain et d’Hensies-Pommerœul. Il semble pourtant que la constitution de cette société anonyme n’ait été en réalité qu’une simple régularisation d’un état de fait puisque la Société de Recherches du Nord de Quiévrain avait repris, dès 1901, de la S.A. des Charbonnages du Nord de Flénu, la concession d’Hensies-Pommerœul.
Le 11 octobre 1912 est constituée la S.A. des Charbonnages d’Hensies-Pommerœul par une entente entre la S.A. des Concessions Houillères d’Hensies-Pommerœul et du Nord de Quiévrain et la Foraky. La première, représentée par ses liquidateurs, Emile Jacquemain et Louis Lambert, fait apport des concessions de mines du Nord de Quiévrain et d’Hensies-Pommerœul ; la seconde, représentée par son administrateur, Théodore-Marie Hegener, apporte au capital de la nouvelle société les études et résultats des sondages effectués. Immédiatement après la création de la société, les premiers travaux de creusement des deux puits du siège Sartis commencent.
En 1919, une nouvelle campagne de sondages étend le champ des connaissances géologiques dans la partie sud de la concession. La création d’un second siège, qui va porter le nom du premier président de la société, Louis Lambert, est décidée. Les deux concessions, Hensies-Pommerœul et Nord de Quiévrain, sont réunies en une seule par un arrêté royal du 26 avril 1920.
Les sièges d’exploitation Sartis et Louis Lambert ont été les plus dynamiques de notre région. Cependant, ils ont traversé des périodes difficiles ; la crise économique des années trente et la Seconde Guerre mondiale freinent les activités. Dans la période d’après-guerre, les Charbonnages d’Hensies-Pommerœul connaissent les mêmes problèmes que les autres sociétés charbonnières de la région. Le 9 septembre 1966, le siège Louis Lambert cesse ses activités. La fermeture du siège Sartis le 31 mars 1976 met un terme définitif à l’exploitation du charbon dans le bassin du Couchant de Mons.
