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La fabrication de produits réfractaires dans la région de Hautrage et Saint-Ghislain remonte au XIXᵉ siècle. La présence de matières premières adaptées, notamment la silice, a favorisé le développement de cette industrie.
La Société de Produits Réfractaires de Saint-Ghislain est créée en 1834. Elle exploitait des gisements de terres plastiques et réfractaires, de kaolin, de quartz et de sables. Elle avait pour spécialité la fabrication de matériaux : cornues, pièces de foyer, briques pour les usines à gaz ; la construction de fours, des produits pour les aciéries et hauts-fourneaux, verreries et cristalleries, fours de laboratoires, creusets, etc…
Une seconde usine est créée à Hautrage-État (pour les coulis, ciments, pisés, bétons).
En 1929, un consortium de onze entreprises, réunissant treize usines, avec un capital de 192 millions de francs belges, et reprenant dans la division Fours à coke et Ammoniaque synthétique « La Société des Produits Réfractaires de St-Ghislain », crée l’Union Chimique Belge. Elle a fabriqué tous les matériaux réfractaires nécessaires à la construction du complexe chimique de Tertre.
Le nom BELREF, issu de Belgian Refractories, apparaît officiellement en 1951. À cette époque, la société s’inscrit dans le regroupement de plusieurs entreprises spécialisées dans les produits réfractaires.
Belref devient un acteur majeur de la céramique industrielle à Andenne et Seilles, où l’entreprise fabrique des briques et blocs réfractaires destinés notamment aux fours industriels. Une ancienne usine Delattre de Seilles avait été acquise en 1935 par General Refractories Sheffield, avant d’être reprise par le groupe Belref en 1968.
Belref connaît une importante activité industrielle. Les archives wallonnes attestent notamment de plusieurs opérations d’augmentation de capital et de prises de participation à Saint-Ghislain au début des années 1980.
La société historique Belref est vendue en 1987 au groupe britannique GR-Stein. En 1991, elle prend le nom de Hepworth Refractories.
L’activité Belref à Andenne prend fin en 1993, marquant pratiquement la disparition de la grande industrie céramique andennaise. Les bâtiments de l’ancienne usine de Seilles sont ensuite démolis progressivement entre 1997 et 2001. Le site de Saint-Ghislain poursuit quant à lui son activité dans les produits réfractaires. En 2017, une nouvelle société anonyme BELREF est constituée à Saint-Ghislain, rue de la Rivièrette.
BELREF est toujours implantée à Saint-Ghislain et produit des briques, bétons réfractaires, produits monolithiques et éléments préfabriqués destinés notamment à la verrerie, la sidérurgie, la fonderie, la cimenterie, l’incinération et la pétrochimie. L’usine dispose de trois fours et annonce une capacité de l’ordre de 10 000 tonnes/an de briques et 10 000 tonnes/an de produits monolithiques.
