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| Mise en service | Fin du service voyageurs | Fin du service marchandises |
| 20.02.1867 | – | 1994 |
La gare de Trois-Ponts sur la ligne 42 de Rivage à Gouvy-frontière, elle est mise en service le 20 février 1867 par la Compagnie des chemins de fer de l’Est, l’exploitant des lignes de la Société royale grand-ducale des chemins de fer Guillaume-Luxembourg.
La gare de Trois-Ponts est située au Point Kilométrique (PK) 34,80 entre les gares ouvertes de Coo et de Grand-Halleux. Aujourd’hui, elle est desservie par la ligne 43.
A l’origine un point de jonction important entre plusieurs lignes, une gare de bifurcation, de la ligne 45, de Waimes à Trois-Ponts (ligne 45 désaffectée en 2006 et intégrée au Ravel en 2010).
Le 1er juillet 1890, les Chemins de fer de l’État belge parachèvent la mise en service de la nouvelle section Trois-Ponts – Stoumont – Rivage connectée à la ligne de Liège à Marloie, faisant de Trois-Ponts une gare de bifurcation et créant une liaison moins abrupte entre Liège et Gouvy. Les installations de la gare de Trois-Ponts, devenue une gare de bifurcation, sont fortement agrandies avec un total de dix voies, le pont sur l’Amblève remplacé par un nouveau plus haut de quatre mètres et de nombreuses maisons démolies; elles seront reconstruites de l’autre côté de la rivière Salm dont le lit lui-même est déplacé.
Le bâtiment.
Les installations d’origine sont fort modestes et l’accès à la station, implantée à flanc de colline, n’est possible qu’aux voyageurs et aux petites marchandises. En 1870, une pétition est émise auprès de la Chambre et du Ministère des transports pour que les carrières d’ardoises et de pavés, mines de fer et de manganèse et exploitants forestiers puissent écouler leur production en gare de Trois-Ponts au lieu de devoir rejoindre par la route Grand-Halleux ou Stavelot. L’agrandissement de la gare est faite et une voie de garage est établie en 1876.
Le premier bâtiment de la gare est emplacé en 1888, avec sa façade de pierre, il est identique à ceux des gares de Rivage, Aywaille et Stoumont dont l’aile des voyageurs comportait cinq travées positionnées sur la droite du corps de logis. Il a par la suite fait l’objet d’agrandissements triplant son volume.
Il correspond à un type de bâtiments uniquement érigé sur la ligne de l’Amblève il suit les directives de 1881 avec un corps de logis à étage, dont le rez-de-chaussée accueille des locaux de service et l’envers du guichet, une aile sans étage à toit haut accueillant notamment la salle d’attente des voyageurs, et une aile plus basse, du côté opposé, abritant les commodités à disposition du personnel et de la famille du chef de gare.
L’emprise de la gare.
Une nouvelle campagne d’agrandissements a lieu en 1912 pour disposer de quatre voies à quai et de trois voies de garage supplémentaires en prévision de l’ouverture de la ligne vers Malmédy ainsi que d’un doublement de la longueur des voies de la cour à marchandises. Le quai central doit également disposer de trois tunnels sous voies tandis qu’une marquise de 200 m de long et 30 de large doit recouvrir les quais. Ces souterrains et la marquise n’ont jamais été réalisés.
En 1916, durant l’occupation, Trois-Ponts devint « Dreibrücken ». L’armée avait réussi à faire sauter le tunnel à la sortie de la gare durant l’invasion de 1914 ; durant la reconstruction de ce tunnel, les trains poursuivant en direction de Gouvy durent emprunter une déviation sur des voies temporaires longeant la route nationale et traversant la Salm avec un pont en bois.
Après l’Armistice de 1918, la Belgique récupère les cantons de l’Est, la ligne des Fagnes ainsi que la ligne ferroviaire Stavelot – Malmédy ouverte en 1914. Un changement de dénomination fait que Trois-Ponts est désormais située à la croisée des lignes 42 (Rivage – Trois-Ponts – Gouvy) et 45 (Trois-Ponts – Stavelot – Malmédy – Waimes).
Le 10 mai 1940 c’est le pont ferroviaire sur l’Amblève ainsi que le pont routier en contrebas qui sont dynamités par l’armée belge. Le nouveau pont similaire à l’ancien est achevé en 1941.
Le 30 mai 1959, la SNCB supprime les trains de voyageurs de la ligne 45, remplacés par des bus à destination de Malmédy et Spa. C’est également l’année où ferme l’atelier de réparation de Trois-Ponts, suivi par la remise et le service de réparation des wagons en 1963 ; leurs activités sont reportés en gare de Gouvy. La remise de Trois-Ponts est démolie en 1967.
En 2000, la ligne 42 est électrifiée tandis que la ligne 45 ferme définitivement en juin 2006 après la suppression des dernières dessertes marchandises. Un RAVeL L 45de Trois-Ponts (bifurcation) à Waimes est inauguré en 2010.
Un parc pour les vélos et un parking pour les véhicules y sont aménagés. Des bus desservent la gare.
Trois-Ponts est desservie par des trains InterCity (IC) et d’heure de pointe (P) de la SNCB.
Le pont métallique qui traverse l’Amblève.
Situé avant l’entrée en gare de Trois-Ponts, ce pont métallique type treillis passe sur la rivière Amblève.
Trois-Ponts tire son nom des trois ponts franchissant trois rivières : Amblève, Salm et Baleur. L’Amblève traverse la commune et reçoit la Salm à cet endroit.
Le tunnel de Trois-Ponts.
Situé côté Grand Halleux vers Gouvy,d’une longueur de 345 mètres, il est a double voies électrifiées.
La ligne compte 9 tunnels au total, celui de Trois-Ponts est l’un des derniers avant Gouvy et le Luxembourg .
Historiquement, il était même stratégique : pendant la Première Guerre mondiale, il a été saboté pour bloquer la ligne.










