
La station de Mévergnies-Attre, dont la première dénomination était « Chièvres-Attre », est située à 1,5 kilomètre de celle de Brugelette, sur la ligne 90. La gare proprement dite fut construite dans les années 1890 suivant le modèle classique de l’Etat belge, avec une partie centrale avec étage pour l’appartement du chef de gare, deux ailes pour les salles d’attente et des guichets, le service de la voie… Une cabine était installée dans le bâtiment principal pour contrôler, entre autres, le passage à niveau (PN 17). L’activité économique locale justifia la construction d’une vaste cour aux marchandises, d’un hangar, d’un gabarit et d’une rampe de chargement à laquelle aboutissait deux voies en cul-de-sac. La sucrerie locale fut raccordée à la gare jusqu’en 1953. Des wagons chargés des pavés des « Carrières de gré de Attre » de M. Declercq situées à quelque trois kilomètres de la station arrivaient également en gare où les pavés étaient stockés dans la cour aux marchandises avant d’être transbordés dans les wagons de chemin de fer.
Un vaste dépôt militaire avait été construit à l’opposé de la gare, du côté de l’actuel quai vers Ath, par les Allemands au début du premier conflit mondial. Son raccordement à la voie principale fut démonté au lendemain de la guerre pour faire place, en 1921, à une voie de garage pour les convois venant de Jurbise. Un nouveau de raccordement militaire ressurgit en 1938: le champ d’aviation initié entre 1914 et 1918 par les Allemands était desservi par une voie de chemin de fer « militaire » construite par les Allemands et connectée à la gare. Le raccordement, long de 15 kilomètres, se présentait sous la forme d’une très large courbe allait, en boucle, d’un côté vers Bauffe, de l’autre vers l’intérieur de la base. Cette ligne militaire fut la cible de nombreux bombardements. Elle servit à l’acheminement des matériaux pour la réfection des pistes de la base aérienne dans les années 50.
La gare de Mévergnies-Attre est aujourd’hui devenue un point d’arrêt. Les installations de jadis ont disparu. Il ne subsiste que les deux voies à quai équipées d’abris.


